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Le Togo renforce sa protection maritime avec 2 nouvelles lois

La pollution maritime, les accidents liés au transport d’hydrocarbures et de substances chimiques dangereuses constituent des menaces croissantes pour les États côtiers. Déversements en mer, destruction des ressources halieutiques, insuffisance des mécanismes d’indemnisation : les conséquences peuvent être lourdes, tant pour l’environnement que pour les populations riveraines.

Pour faire face à ces risques, les députés togolais ont adopté, vendredi 15 mai 2026, deux projets de loi visant à renforcer la protection du milieu marin et les capacités d’intervention du pays.

Le premier texte porte sur l’adhésion du Togo au Protocole OPRC-HNS 2000, relatif à la préparation, la lutte et la coopération contre les événements de pollution par les substances nocives et potentiellement dangereuses. Il impose notamment aux navires de disposer d’un plan d’urgence contre la pollution et de notifier tout déversement d’hydrocarbures en mer.

Le second autorise l’adhésion à la Convention FIPOL de 1992, qui crée un fonds international d’indemnisation pour les dommages causés par la pollution aux hydrocarbures. Ce mécanisme permettra au Togo d’accéder à des ressources pour la réhabilitation de l’environnement marin et le dédommagement des victimes.

Les deux textes ont été examinés lors de la deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, sous la présidence du Professeur Komi Selom Klassou, en présence du ministre délégué chargé de l’économie maritime, Edem Kokou Tengué.

Pour ce dernier, ces lois poursuivent trois objectifs : protéger les côtes, les pêcheurs et l’environnement ; renforcer la coopération régionale avec les pays voisins ; et doter la place portuaire togolaise d’un cadre juridique à la hauteur des grandes places maritimes mondiales.

« Le gouvernement n’entend pas faire de ces deux conventions des textes ratifiés puis oubliés. L’actualisation du plan de lutte contre la pollution maritime, le renforcement de notre dispositif national de réponse, la mise en place des procédures de remontée des données vers le fonds international, tout cela commencera dès l’adoption définitive », a rassuré le ministre.

Le Président de l’Assemblée nationale a, quant à lui, souligné la dimension stratégique de ce vote, y voyant un acte de solidarité internationale et de protection du patrimoine naturel. Il a rappelé la volonté du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, de consolider le rôle du Togo comme carrefour maritime de l’Afrique de l’Ouest.

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Raphaël Koffi AZIAMADJI

Journaliste et linguiste de formation, Koffi AZIAMADJI est Directeur de publication de AuxNouvelles.TG. Il est doublement diplômé de l'Université de Lomé : une licence en Journalisme obtenue à l'ISICA et une licence en Sciences du Langage à la FLLA. Cette double expertise, à la croisée de l'information et de la langue, forge une plume rigoureuse, précise et engagée.

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