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Bac 1 au Togo : 75 964 candidats aux épreuves, une édition 2026 placée sous le signe de l’excellence

Les examens de fin d’année ont officiellement démarré au Togo. Depuis ce lundi, 75 964 candidats composent pour le Baccalauréat première partie (BAC 1), répartis sur l’ensemble du territoire national.

Pour marquer le coup d’envoi des épreuves, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a effectué une tournée dans plusieurs centres d’examen du Grand Lomé, visitant successivement le Lycée Kodjoviakopé, le Collège Protestant Lomé Tokoin, le LETP Adidogomé et le Lycée Sanguera.

Sur le terrain, le bilan est rassurant.

« Les rapports que nous avons eus jusqu’ici n’ont noté aucun incident particulier. Tout se déroule bien comme prévu. Mais ce n’est pas le fruit d’un hasard », a déclaré le ministre. Il a tenu à rappeler que des mesures avaient été anticipées bien en amont. « Le gouvernement a mis les moyens nécessaires à la disposition du ministère de l’Éducation nationale pour que l’année scolaire se déroule dans de bonnes conditions et que les résultats soient au rendez-vous », a-t-il ajouté.

Aux candidats, le ministre a adressé un message de concentration et de rigueur.

« Nous leur avons demandé de restituer de la façon la plus objective possible ce qu’ils ont appris durant l’année scolaire, et d’être concentrés. »

Le BAC 1 de cette année est marqué par une légère majorité de candidates féminines : 38 047 filles contre 37 917 garçons. Une tendance que le ministre a saluée avec satisfaction.

« Si nous avons plus de filles candidates au Bac 1, cela veut dire que le taux de rétention de la jeune fille à l’école a été optimisé », a-t-il souligné, y voyant le résultat concret de la politique d’éducation inclusive et des mesures incitatives mises en place par le gouvernement.

Sur les 75 964 candidats, 65 134 relèvent de l’enseignement général et 10 830 de l’enseignement technique et professionnel.

Derrière ces chiffres, le ministre n’a pas esquivé certaines disparités structurelles. « Sur l’ensemble des candidats, près de 86 % sont de l’enseignement secondaire général, contre seulement 14 % pour l’enseignement technique et la formation professionnelle », a-t-il relevé. Dans l’enseignement technique, 73 % des candidats sont inscrits dans des filières tertiaires, contre 27 % seulement dans les filières industrielles.

Un constat qui appelle une réponse précise selon l’officiel.

« Si nous voulons amorcer le développement industriel de notre pays, il va falloir accentuer les réformes. C’est pour cette raison que, depuis bientôt une décennie, le gouvernement a pris ce problème au sérieux. »

Mama Omorou a annoncé la volonté d’ouvrir davantage de centres de formation technique et de lycées scientifiques pour rééquilibrer ces effectifs.

La mention « Excellent » : une nouveauté pour tirer les élèves vers le haut

L’une des particularités de cette édition 2026 est l’introduction de la mention « Excellent » au Bac 1. Une décision symbolique mais porteuse de sens.

« Jusqu’ici, qu’un élève obtienne 16, 17, 18 ou même 20 sur 20, il recevait la mention Très bien. Ça n’encourageait pas les enfants à monter la barre très haute », explique le ministre.

Désormais, les performances exceptionnelles seront distinguées à leur juste valeur.

« Les élèves ont du potentiel. Cette mention les amène à chercher l’excellence, à développer leurs compétences. Et c’est le système éducatif qui gagne, c’est le monde du travail qui gagne, c’est le taux d’employabilité des jeunes qui augmente. »

Pour le ministre, cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont les orientations ont conduit à une révision en profondeur des curricula, ainsi qu’à l’instauration de passerelles entre les différents sous-secteurs de l’éducation, une mesure destinée à permettre aux jeunes de se reconvertir et d’accéder à des formations mieux adaptées aux besoins du marché du travail.

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Raphaël Koffi AZIAMADJI

Journaliste et linguiste de formation, Koffi AZIAMADJI est Directeur de publication de AuxNouvelles.TG. Il est doublement diplômé de l'Université de Lomé : une licence en Journalisme obtenue à l'ISICA et une licence en Sciences du Langage à la FLLA. Cette double expertise, à la croisée de l'information et de la langue, forge une plume rigoureuse, précise et engagée.

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