Divulgation d’images intimes : Zomino, le Pasteur prie

Tristesse, déception, embarras. Les sentiments se bousculent dans l’opinion publique togolaise après la divulgation d’une vidéo intime du web-comédien Zomino. L’homme qui prêchait par le rire est devenu la risée de la toile. Comme un château de cartes qui s’effondre, sa réputation s’écroule sous le poids d’images qu’il n’a jamais voulu rendre publiques.
Le pasteur TikTokeur découvre que les réseaux sociaux sont une arme à double tranchant – ils peuvent élever autant qu’ils peuvent détruire.
Face à la déferlante, Zomino a choisi la voie de l’humilité. Dans un message aussi court que poignant, il a tendu la main à ses fans, le cœur à nu.
« J’imagine à quel point vous posez des questions sans réponse… à quel point vous vous sentez déçus venant de moi… et à quel point d’autres sont heureux », écrit-il, la plume trempée dans l’amertume.
Puis, tel un David face au Goliath du jugement public, il tente de rassurer qu’il s’agisse d’une situation malheureuse .
« C’est une vidéo de l’année 2021 », a-t-il précisé.
« J’étais allongé dans mon lit et on m’a filmé, je n’ai pas voulu rendre justice car l’erreur est humaine. Je tiens à m’excuser et à demander pardon à vous, vous qui m’avez toujours soutenu et encouragé. Je suis brisé au fond de moi. Je compte sur vous pour me pardonner et pour me remonter le moral. »
Le web-comédien lance un cri, celui d’un homme qui découvre que la célébrité est un piège aux mâchoires acérées. Il n’a que sa voix pour demander pardon aux Togolaises et aux Togolais.
L’affaire Zomino n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ces derniers jours, plusieurs sextapes de jeunes Togolais ont déferlé sur la toile, comme une épidémie numérique qui contamine l’espace public. Cette multiplication des cas révèle une jeunesse prise au piège de ses propres imprudences.
« Dans ce monde hyper-connecté, nos actes d’hier nous poursuivront demain. Chaque image, chaque vidéo devient un fantôme numérique qui peut ressurgir au moment le moins opportun pour hanter notre présent », écrit un internaute.
La loi, ce rempart oublié
Au-delà du drame personnel, cette affaire rappelle une réalité juridique souvent ignorée : publier ou relayer des images intimes sans consentement constitue une violation grave de la vie privée. Les auteurs de ces divulgations s’exposent aux foudres de la justice, car la loi togolaise ne plaisante pas avec l’intimité d’autrui.
L’impunité numérique n’existe pas. Derrière chaque partage mal intentionné se cache un délit passible de sanctions pénales.
Recevez nos articles quotidiennement via notre chaîne WhatsApp : https://whatsapp.com/channel/0029VadAlHg2ZjCes0fLbC3p
Lire aussi : Vidéos intimes d’Achikan Goro : L’influenceur victime de revenge porn ?
En savoir plus sur AuxNouvelles
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




