Douanes numérisées, documents sécurisés, lac Issyk-Koul : ce que Faure Gnassingbé est allé chercher au Kirghizistan

Faure Gnassingbé n’était pas venu pour de simples discours. Le 29 avril 2026 à Bichkek, le Président du Conseil togolais a délaissé les salles de conférence pour arpenter les coulisses des institutions kirghizes, explorant sur le terrain, réforme après réforme. Une immersion de deux jours qui en dit long sur la méthode et les priorités de Lomé.


Première étape : les douanes d’État. Ce n’est pas la visite la plus photogénique, mais sans doute l’une des plus déterminantes. Depuis plusieurs années, le Kirghizistan mène une ambitieuse digitalisation de ses douanes, intégrant aujourd’hui l’intelligence artificielle à la gestion des flux et au contrôle des échanges. Faure Gnassingbé a suivi la présentation avec attention, y voyant un reflet possible des réformes engagées au Togo. Il en repart convaincu : un renforcement de la coopération douanière entre les deux pays apparaît non seulement envisageable, mais également souhaitable.

La Banque nationale kirghize a constitué la seconde escale de cette journée dense. Les échanges ont rapidement dépassé les généralités pour aborder des sujets concrets : gouvernance bancaire, maîtrise de l’inflation, gestion du taux de change, systèmes de paiement modernes, agrégats monétaires. Autant de leviers que le Togo, dans le contexte régional contraint de l’UEMOA, cherche à mieux maîtriser. La délégation togolaise a visiblement trouvé dans l’expérience kirghize des pistes de réflexion précieuses.
Troisième visite, sans doute la plus inattendue : l’entreprise publique Uchkun, spécialisée dans la production de documents sécurisés — passeports, cartes nationales d’identité, permis de conduire. Un secteur stratégique, à la croisée de la souveraineté nationale et de la modernisation administrative, où le Kirghizistan s’est imposé en acteur majeur, maîtrisant l’ensemble de la chaîne de production en interne.
Le lendemain, changement d’atmosphère. Sur la rive sud du lac Issyk-Koul, le Président du Conseil a assisté au festival ethnoculturel « Salburun », vitrine du patrimoine nomade kirghiz et de ses traditions ancestrales de chasse. Une présence qui relève pleinement de la diplomatie culturelle. Le Togo affirme ainsi son intérêt pour le dialogue entre les peuples, au-delà des seuls enjeux économiques et institutionnels.
Au fil de ces visites, un fil conducteur se dessine. Faure Gnassingbé s’est rendu au Kirghizistan non pour signer des accords abstraits, mais pour observer des réformes en action et évaluer ce qui pourrait être transposé à Lomé.
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