Un ex-président de la FIFA appelle au boycott de la Coupe du monde aux États-Unis
Un ancien président de la FIFA rejoint les voix critiques contestant l’aptitude des États-Unis à accueillir le tournoi en raison des politiques de l’administration Trump.
Sepp Blatter, qui a dirigé la FIFA de 1998 à 2015, a pris position lundi 26 en faveur d’un boycott des matchs de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis. Cette déclaration intervient dans un contexte de préoccupations croissantes au sein de la communauté footballistique internationale concernant les politiques migratoires et la posture diplomatique de l’administration du président Donald Trump.
Dans un message publié sur X, Blatter a appuyé les propos de Mark Pieth, avocat suisse spécialisé dans la criminalité en col blanc et ancien président du comité indépendant de gouvernance de la FIFA.
« Je pense que Mark Pieth a raison de remettre en question cette Coupe du monde », a écrit l’ancien dirigeant du football mondial.
Lors d’une interview accordée au journal suisse Der Bund la semaine dernière, Pieth avait lancé un avertissement sans équivoque aux supporters.
« Si l’on considère tout ce dont nous avons discuté, il n’y a qu’un seul conseil à donner aux fans : restez loin des États-Unis ! Vous verrez mieux à la télévision de toute façon », a-t-il indiqué.
Il a également mis en garde contre les risques de refoulement à l’arrivée pour les supporters ne satisfaisant pas aux exigences des autorités américaines.
Des restrictions de voyage qui compliquent l’accès au tournoi
Les inquiétudes exprimées par Blatter et Pieth s’inscrivent dans un climat de tensions créé par plusieurs mesures de l’administration Trump. Parmi les principales préoccupations figurent les interdictions de voyager qui touchent directement plusieurs nations qualifiées pour la compétition.
Il y a deux semaines, l’administration américaine a annoncé une suspension visant les ressortissants du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, deux géants du football africain. Ces supporters ne pourront suivre leurs équipes nationales que s’ils disposent déjà d’un visa. L’Iran et Haïti, également qualifiés pour le tournoi, figurent aussi sur la liste des pays concernés par ces restrictions, invoquant des « lacunes en matière de contrôle et de vérification ».
Une contestation qui s’étend en Europe
L’Allemagne a également exprimé ses réserves. Oke Göttlich, vice-président de la fédération allemande de football, a déclaré vendredi au Hamburger Morgenpost qu’il était temps d’envisager sérieusement un boycott. Cette position reflète un malaise grandissant face aux politiques américaines, notamment les tactiques employées contre les migrants et les manifestants dans plusieurs villes américaines, particulièrement à Minneapolis.
Les préoccupations s’étendent également à la posture diplomatique de Trump concernant le Groenland et à l’approche générale de son administration sur la scène internationale.
La Coupe du monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, doit se dérouler du 11 juin au 19 juillet. Ce sera la première édition élargie à 48 équipes, mais l’événement risque d’être marqué par ces controverses avant même son coup d’envoi.
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