Festival Éritaj : Le rendez-vous culturel togolais change de nom et vise le développement territorial

Du 31 mars au 5 avril, la 11ᵉ édition misera sur six axes majeurs avec des expressions venues du Ghana, du Burkina et du Bénin
Après avoir porté successivement les noms de Patrimoine, Afrotitud et Situ-Foire Expo des Lacs, le grand rendez-vous culturel togolais entame un nouveau chapitre sous l’appellation Éritaj. Un nom qui marque à la fois une continuité et une maturité pour ce projet lancé en 2008, dont les inscriptions pour la 11ᵉ édition ont été ouvertes ce 14 janvier 2026.
Pour Latékoé Dick, délégué général du festival, le choix du nom Éritaj n’est « ni un hasard ni une rupture ». Il s’agit de la quatrième dénomination d’un même projet resté fidèle à son objectif initial : valoriser les racines culturelles et le patrimoine africain.
« En choisissant le nom Éritaj, nous nous sommes rendu compte que nous ne nous étions jamais éloignés de nos objectifs de départ. Nous sommes restés attachés à nos racines », a-t-il expliqué lors du lancement officiel des compétitions avec les acteurs du milieu culturel.
Cette 11ᵉ édition s’inscrit dans une logique de transmission intergénérationnelle. Éritaj se veut une semaine du patrimoine et de la culture, une tribune dédiée à la promotion, à la célébration et à la réflexion autour de l’héritage culturel, présenté comme un pilier fondamental du développement.
Le festival Éritaj repose sur six axes majeurs :
Les spectacles – Moments de célébration artistique
Les rencontres B to B – Échanges entre professionnels
Les circuits touristiques – Découverte du patrimoine local
Les conférences – Réflexions analytiques sur la culture
Les expositions – Mise en valeur des œuvres et savoir-faire
Les ateliers – Espaces d’apprentissage et de transmission
Une architecture pensée pour favoriser à la fois la découverte, l’appropriation et la valorisation du patrimoine, selon les organisateurs.
« La transmission de l’héritage culturel ne peut se faire sans des espaces de partage et d’apprentissage. D’où l’importance accordée aux ateliers, conférences et échanges scientifiques, qui permettent d’aborder la culture et le patrimoine sous un angle analytique et structurant », a précisé le délégué général.
La culture comme levier de développement
Au-delà de la célébration artistique, Éritaj ambitionne de repositionner la culture comme un véritable levier de développement territorial. « On parle souvent de la santé ou de l’éducation comme secteurs créateurs de valeur, mais très peu de la culture, alors qu’aucun développement n’est possible sans elle », a martelé Latékoé Dick.
Le festival entend ainsi rassembler l’ensemble des acteurs culturels afin de réfléchir collectivement à la contribution du patrimoine et de la culture au développement durable du pays.
Un calendrier bien rodé
Le 14 janvier marque le lancement des compétitions. Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 8 février, date à laquelle les différents groupes pourront officiellement se positionner.
Le 11 février sera consacré au lancement officiel du festival, avec une intensification de la communication déjà amorcée depuis octobre à travers des teasers promotionnels.
La phase finale s’ouvrira le 31 mars pour s’achever le 5 avril, soit six jours de festivités au cours desquels « aucune journée ne ressemblera à une autre », promet l’organisation.
Innovation, diversité et richesse culturelle seront au cœur de cette programmation, qui réunira notamment des expressions venues du Ghana, du Burkina Faso et du Bénin, aux côtés de celles du Togo.
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