Santé

Décès aux urgences du CHU SO : le SYNPHOT exige une enquête pour situer les responsabilités

Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a réagi publiquement au décès de E. K., survenu aux urgences chirurgicales du Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO), après un accident de la voie publique. Face aux accusations de négligence relayées dans les médias et amplifiées sur les réseaux sociaux, le syndicat apporte sa version des faits et formule des recommandations concrètes.

Victime d’un accident de la circulation, E. K. avait d’abord été secouru par des sapeurs-pompiers avant d’être transféré dans un centre de santé proche du lieu du drame. À son arrivée aux urgences du CHU SO à 9h50, le patient présentait un tableau de polytraumatisé grave, avec tension et pouls imprenables. Une ordonnance pour les premiers soins a été remise à l’accompagnant, qui ne disposait que de 3 500 FCFA.

Face à cette situation, le personnel médical a collecté médicaments et produits auprès d’autres patients pour tenter de stabiliser le blessé. Malgré ces efforts, E. K. est décédé à 10h07, moins de vingt minutes après son admission.Prenant la parole au nom du syndicat, le Dr Gilbert Tsolenyanu, Secrétaire Général du SYNPHOT, a présenté les condoléances de l’organisation à la famille et aux proches du défunt, tout en rejetant les accusations de négligence et de mauvais accueil formulées dans les médias. « Ces allégations justifient un audit complet, depuis le lieu de l’accident jusqu’aux urgences du CHU », a-t-il déclaré.

Le SYNPHOT demande en conséquence au ministère de la Santé l’ouverture rapide d’une enquête, et appelle le Procureur de la République à s’autosaisir afin de situer les responsabilités.

Au-delà de ce cas précis, le syndicat pointe des défaillances structurelles profondes. Le système de santé togolais ne dispose pas de mécanismes préhospitaliers adaptés au transport sécurisé des traumatisés graves. Sur le terrain, le personnel médical manque également des outils nécessaires pour coordonner les soins, garantir l’accès aux examens diagnostiques et assurer la disponibilité immédiate des médicaments dès l’arrivée du patient. Autant de facteurs qui, selon le SYNPHOT, contribuent aux retards de prise en charge observés dans des situations comme celle de E. K.

Pour corriger ces lacunes, le syndicat formule plusieurs recommandations, parmi lesquelles la création d’un Fonds de Garantie Automobile destiné à financer les premiers soins vitaux, ainsi que la mise en place d’un mécanisme automatique de gestion des urgences dans l’ensemble des hôpitaux publics du pays.

Le SYNPHOT appelle par ailleurs le personnel soignant à la solidarité, à la vigilance et au professionnalisme, rappelant que la santé des Togolais demeure la priorité absolue.

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Raphaël Koffi AZIAMADJI

Journaliste et linguiste de formation, Koffi AZIAMADJI est Directeur de publication de AuxNouvelles.TG. Il est doublement diplômé de l'Université de Lomé : une licence en Journalisme obtenue à l'ISICA et une licence en Sciences du Langage à la FLLA. Cette double expertise, à la croisée de l'information et de la langue, forge une plume rigoureuse, précise et engagée.

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