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Adidogomé-Ségbé : Une route mal éclairée et non réglementée fait trois blessés graves

Dans la nuit de samedi à dimanche, un violent choc entre une voiture et une moto a fait trois blessés graves sur le tronçon Adidogomé-Ségbé.

Un drame de plus sur la route de Ségbé. Samedi 29 novembre 2025, aux environs de minuit, un nouvel accident grave s’est produit sur le tronçon Adidogomé-Ségbé, juste en face de la Mosquée de Sagbado. Un conducteur de voiture personnelle a violemment percuté un motocycliste qui transportait deux jeunes filles.

Les traces laissées sur la chaussée témoignent de la brutalité de l’impact. Les débris de la moto et de la voiture jonchent le sol sur une distance d’au moins cinq mètres. La moto a été projetée sur le trottoir, tandis que la voiture, complètement défoncée après le choc frontal, s’est également retrouvée sur les trottoirs dans le sens opposé de la voie.

Bilan : trois blessés graves, tous occupants de la moto.

« Le conducteur a la jambe complètement broyée », confie un témoin présent sur les lieux peu après l’accident.

Les victimes ont été évacuées vers des centres de soins grâce à l’intervention rapide des sapeurs-pompiers. En revanche, l’arrivée tardive des policiers chargés des constats a suscité l’incompréhension des passants.

« Ça fait un moment qu’on les a appelés », s’indigne l’un d’eux.

Une infrastructure défaillante pointée du doigt

Si l’excès de vitesse reste la première cause d’accidents sur ce tronçon, les usagers dénoncent également de graves carences en matière d’aménagement routier.

La route Adidogomé-Ségbé, qui relie le Ghana et dont les travaux de reconstruction sont terminés depuis plusieurs années, souffre de multiples défaillances notamment l’absence totale de feux tricolores, l’éclairage public inexistant à certains endroits, aucun panneau de limitation de vitesse et l’absence de ralentisseurs (dos d’âne).

Adidogomé-Ségbé n’est pas le seul tronçon de la zone qui souffre de ces défaillances après sa reconstruction par l’entreprise Ebomaf. La grande voie Attikoumé-Sangéra (2 x 2 voies) continue également de faire des victimes.

Cette situation est particulièrement préoccupante pour les élèves qui doivent traverser ces voies quotidiennement pour se rendre à l’école, s’exposant ainsi à un danger permanent.

L’installation de feux tricolores, d’un éclairage adéquat et de dispositifs de régulation de la vitesse pourrait sauver de nombreuses vies sur ces axes stratégiques de la capitale.

Des chiffres alarmants au niveau national

Cet accident s’inscrit dans une tendance nationale inquiétante. Entre 2022 et 2024, le Togo a enregistré 20.942 accidents de circulation, causant 28.501 blessés et 1.826 décès, selon les chiffres officiels. Cela représente une moyenne annuelle d’environ 608 morts sur les routes togolaises.

Ces statistiques alarmantes appellent à une prise de conscience collective, tant du côté des autorités que des usagers de la route, sur la nécessité du respect strict du code de la route et de l’amélioration des infrastructures routières.

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Raphael Koffi AZIAMADJI

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