« L’école de la République est menacée » : Mama Omorou déclare la guerre à l’indiscipline scolaire

Le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou ne mâche plus ses mots face à ce qu’on peut considérer comme une dérive inquiétante du système éducatif togolais.
L’indiscipline gagne du terrain dans les écoles, et personne ne semble plus capable de l’endiguer. Dans une note circulaire adressée aux directeurs d’écoles, chefs d’établissements, directeurs régionaux et personnels d’encadrement, le ministre de l’Éducation nationale tire la sonnette d’alarme et annonce un virage sécuritaire dans la gestion de la discipline scolaire.
Téléphones portables utilisés en pleine classe malgré l’interdiction formelle, élèves qui boycottent le rassemblement quotidien sous le mât, règlements intérieurs rangés au placard. C’est le constat fait par le ministre de l’Éducation nationale qui estime que : « L’école de la République est menacée ».
Ce qui inquiète le plus l’autorité ? Ce n’est pas tant que les élèves transgressent les règles – cela a toujours existé – mais que les adultes censés les faire respecter ont baissé les bras. Directeurs dépassés, surveillants laxistes, comités de discipline en sommeil : toute la chaîne de commandement éducative semble avoir démissionné.
Mama Omorou pointe du doigt un document que tout le monde connaît mais que plus personne n’applique : le règlement intérieur. Censé définir les règles de vie, les droits et devoirs de chacun, ainsi que les sanctions en cas d’infraction, ce texte dort désormais dans les tiroirs des administrations scolaires.
« Le processus d’élaboration, d’actualisation, de mise en œuvre et de suivi de ce document n’est plus mené avec la rigueur nécessaire. Les comités de suivi, notamment les comités d’élèves, de parents d’élèves, de gestion d’établissement scolaire et les personnels d’encadrement, ne remplissent plus pleinement leurs fonctions, ce qui favorise un laxisme préjudiciable à l’ordre et à la discipline », déplore-t-il.
Résultat de ce relâchement ? Un climat scolaire dégradé qui compromet l’apprentissage. Quand l’école n’arrive plus à faire régner l’ordre en son sein, comment peut-elle prétendre former des citoyens responsables ?
Sanctions sans complaisance : la nouvelle doctrine
Fini le temps de la tolérance bienveillante. Mama Omorou exige désormais « l’application sans complaisance des sanctions prévues en cas d’infraction ». En clair, chaque manquement au règlement intérieur devra être sanctionné, publics et privés, laïcs et confessionnels confondus. Aucun établissement ne pourra se soustraire à cette directive.
Le ministre demande aux directeurs régionaux, personnels d’encadrement et conseillers principaux d’éducation « d’assurer un contrôle permanent du respect des présentes dispositions et de rendre compte régulièrement de leur exécution ».
« Tout élève qui se rendrait coupable du non-respect des dispositions du règlement intérieur de l’établissement scolaire qu’il fréquente sera sanctionné. Le respect du règlement intérieur est un gage de discipline, de responsabilité et de réussite pour tous », conclut le ministre.
Pour sortir de cette impasse, le ministre Mama Omorou mise sur la réactivation de tous les organes de contrôle et de suivi : comités d’élèves, associations de parents, comités de gestion d’établissement.
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