PTA-Togo : Un levier de transformation pour l’agriculture togolaise

L’agriculture constitue un pilier essentiel du développement économique du Togo. Conscient de son importance, le gouvernement a initié plusieurs réformes visant à moderniser et dynamiser ce secteur stratégique. Le Projet de transformation agroalimentaire du Togo (PTA-Togo) s’inscrit dans cette dynamique et apporte une réelle valeur ajoutée aux agriculteurs à travers des investissements ciblés et des infrastructures adaptées.
Dans l’optique de renforcer la production agricole et d’améliorer la compétitivité du secteur, le PTA-Togo ambitionne la création de 10 agropoles d’ici 2030. Le premier, situé dans le bassin de la Kara, a déjà posé les bases de cette transformation. Grâce à un financement global de 38 milliards de francs CFA, le projet cible les filières stratégiques comme le riz, le maïs, le soja, le poulet de chair, ainsi que des produits d’exportation tels que la noix de cajou et le sésame.
Les infrastructures développées incluent des centres de transformation agricole, des barrages, des magasins de stockage et des aires de séchage. L’agroparc de Broukou, situé dans la préfecture de Doufelgou, en est un exemple concret. La mise en place de ces structures améliore considérablement la chaîne de valeur agricole et offre de nouvelles perspectives aux producteurs locaux.
Les résultats du projet sont déjà visibles : les superficies cultivées ont nettement progressé. Entre 2022 et 2024, les terres consacrées au maïs sont passées de 738 à 3 569 hectares, tandis que celles du riz ont grimpé de 208 à 1 470 hectares. De même, la culture du soja s’est étendue à 1 540 hectares contre 1 300 hectares auparavant. Cette expansion a favorisé une augmentation des rendements et, par conséquent, une amélioration des revenus des agriculteurs.
En parallèle, le PTA-Togo a facilité l’aménagement et la mise en valeur de 32 Zones d’aménagement agricole planifiées (Zaap) sur 12 000 hectares. L’acquisition d’équipements agricoles modernes, la distribution de semences et d’engrais, ainsi que la construction de 120 forages mixtes et de mini-adductions d’eau potable pour des milliers de bénéficiaires, illustrent l’impact social du projet.
Avec la première phase du projet devant s’achever en décembre 2025, le gouvernement prévoit déjà une seconde phase (2025-2029), qui sera dotée d’un financement de 50,8 milliards de francs CFA. Ces investissements permettront d’accentuer les efforts en cours pour assurer une agriculture plus performante, durable et inclusive, garantissant ainsi la sécurité alimentaire et la prospérité des agriculteurs togolais.
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