Ghana : Ebo Noah, le prophète du déluge raté, en détention provisoire en attendant un examen psychiatrique (vidéo)

Au Ghana, c’est une prophétie apocalyptique qui tourne au fiasco judiciaire. Ebo Noah, le ghanéen qui avait semé la panique dans le monde en prédisant un déluge mondial dévastateur, a été arrêté et placé en détention provisoire par le tribunal de district d’Adenta.
La juridiction a ordonné ce vendredi 2 janvier 2026 qu’il subisse une évaluation psychiatrique avant de se présenter à nouveau devant la justice le 15 janvier 2026.
La décision du tribunal est intervenue lors de sa première comparution, après son arrestation par l’équipe spéciale de cyber-contrôle du Service de police du Ghana le 31 décembre 2025.
Le mis en cause, de son vrai nom Evans Eshun, avait défrayé la chronique en déclarant publiquement que Dieu l’avait averti d’une inondation apocalyptique devant mettre fin au monde le 25 décembre 2025. Son affaire a attiré une attention publique considérable, créant une véritable psychose dans certaines communautés.
Prenant sa « mission divine » au sérieux, le prophète autoproclamé avait même construit ce qu’il décrivait comme une « arche » sur ses propriétés. Selon lui, cette embarcation devait sauver l’humanité du désastre imminent, dans une démarche rappelant l’histoire biblique de Noé – un parallèle qui n’a échappé à personne, compte tenu de son nom.
Quand la prophétie échoue, place à l’improvisation
Le 25 décembre est passé sans qu’aucun déluge ne vienne balayer la planète. Face à l’évidence de l’échec de sa prédiction, Ebo Noah aurait alors révisé sa prophétie de manière opportune. Il a suggéré que ses prières ferventes avaient réussi à retarder la destruction annoncée, offrant ainsi un sursis à l’humanité. Il a même déclaré que Dieu lui avait révélé la date du 25 décembre mais pas l’année exacte.
Une pirouette théologique qui n’a visiblement pas convaincu les autorités ghanéennes, préoccupées par l’impact de telles déclarations sur l’ordre public et la santé mentale collective.
L’affaire Ebo Noah soulève des questions délicates sur la frontière entre liberté religieuse, manipulation psychologique et trouble à l’ordre public. En ordonnant un examen psychiatrique, le tribunal cherche à déterminer si l’accusé souffre de troubles mentaux ou s’il a délibérément cherché à créer la panique pour des motifs moins avouables.
Le 15 janvier prochain, lorsque Ebo Noah se présentera à nouveau devant la justice, les résultats de cette évaluation psychiatrique permettront aux autorités judiciaires de décider de la suite à donner à cette affaire pour le moins inhabituelle.
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