Togo : La Cour constitutionnelle déclare 14 sièges de députés vacants, des figures politiques remplacées à l’Assemblée (liste complète)

Changement majeur à l’Assemblée nationale togolaise. Conformément à la décision n° EL-1/25 du 25 octobre 2025 de la Cour constitutionnelle, quatorze (14) sièges de députés ont été déclarés vacants à la suite de situations d’incompatibilité ou de renonciation volontaire. Les suppléants désignés par la haute juridiction ont été installés officiellement ce mardi 28 octobre 2025 au cours de la séance plénière, conformément à l’article 185 du code électoral.
Des poids lourds de la politique togolaise concernés
Cette décision de la Cour constitutionnelle touche plusieurs figures majeures du paysage politique togolais, désormais en incompatibilité avec leur fonction de député en raison de leurs nouvelles attributions gouvernementales ou administratives.
Parmi les personnalités concernées figure Kodjo Adédzé, ancien président de l’Assemblée nationale, désormais ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, qui cède officiellement son siège. Tout comme Yawa Djigbodi Tsègan, également ancienne présidente de l’institution parlementaire, aujourd’hui commissaire générale de l’Office togolais des recettes (OTR).
Autres départs notables : Dodzi Kokoroko, ministre de l’Environnement, et Atcha-Dédji Affoh, désormais gouverneur de la région des Savanes, libèrent eux aussi leur place dans l’hémicycle.
Le secrétaire général du gouvernement, Stanislas Bamouni Baba, figure également parmi les parlementaires remplacés.
Outre ces responsables cités, dix autres députés ont vu leurs sièges déclarés vacants. Il s’agit de : Sani Yaya ; Noël De Pouk’n ; Barcolla Essowe (ministre des Finances ) ; Aledji Bidam ; Gbegbeni Lekpa (ministre de l’agriculture) ; Zourehatou Tcha-Kondo épouse Kassah-Traoré (Gouverneur du Grand Lomé) ; Tengue Kokou Edem (ministre conseiller du Président du Conseil) ; Victor Sossou ; Yawa Kouigan (ministre de la Communication).
Les raisons de ces vacances de sièges correspondent principalement à des nominations à des fonctions incompatibles avec le mandat parlementaire, conformément aux dispositions constitutionnelles et au code électoral en vigueur sous la Ve République togolaise.
Comprendre le principe d’incompatibilité
Le principe d’incompatibilité parlementaire interdit à un député d’exercer simultanément certaines fonctions gouvernementales ou administratives. Cette règle vise à garantir la séparation des pouvoirs et l’indépendance du Parlement. Lorsqu’un député est nommé à un poste incompatible avec son mandat, son siège devient automatiquement vacant et son suppléant, désigné lors des élections législatives, prend sa place.
Rejoignez notre chaîne WhatsApp : https://whatsapp.com/channel/0029VadAlHg2ZjCes0fLbC3p
Lire aussi : Togo : les 13 membres du bureau de la première législature de la 5e République
En savoir plus sur AuxNouvelles
Subscribe to get the latest posts sent to your email.




