L’Eswatini accueille un nouveau groupe de migrants « criminels » expulsés par les États-Unis

L’administration Trump poursuit sa politique migratoire. Après le Ghana, c’est au tour de l’Eswatini d’accueillir, ce 6 octobre 2025, un nouveau groupe de migrants expulsés par le gouvernement américain.
Onze personnes se trouvaient dans l’avion qui a atterri ce matin au royaume d’Eswatini. Selon les autorités américaines, il s’agit de criminels condamnés qui ont tous fait l’objet d’ordres d’expulsion.
L’Eswatini avait déjà accueilli en juillet dernier quatre hommes originaires de Cuba, du Laos, du Vietnam et du Yémen renvoyés par les États-Unis. Ils sont détenus dans une prison de haute sécurité.
Un accord juteux avec le gouvernement américain
Les expulsions vers l’Afrique ne sont pas des œuvres de charité. L’administration Trump aurait conclu des accords avec au moins cinq pays pour y envoyer des migrants dans le cadre de son programme d’expulsions vers des pays tiers.
L’Eswatini a affirmé avoir conclu un accord avec les États-Unis pour accueillir jusqu’à 160 personnes expulsées.
L’organisation internationale Human Rights Watch a indiqué avoir consulté des documents montrant que les États-Unis verseraient 5,1 millions de dollars à l’Eswatini dans le cadre de cet accord.
Depuis juillet, les États-Unis ont déjà envoyé plus de 30 personnes expulsées vers des pays africains, dont huit au Soudan du Sud, sept au Rwanda et un groupe de 14 migrants ouest-africains au Ghana.
En septembre dernier, onze autres personnes avaient été envoyées au Ghana. Ces expulsés ont annoncé leur volonté de poursuivre le gouvernement ghanéen en justice, affirmant être détenus dans des conditions déplorables dans un camp militaire situé à Accra.
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