Percu-bat ALAGA : l’artiste Aklama sur 15 tambours, gongs, castagnettes et trompettes

L’artiste Anipa Dédéva Komlan, alias Aklama, a dévoilé vendredi 12 septembre son invention révolutionnaire destinée à transformer la musique togolaise. Il s’agit d’un ensemble d’instruments traditionnels – une batterie composée de 15 tambours, gongs, castagnettes et trompettes – baptisé « Percu-bat ALAGA ».
Cette batterie innovante, capable d’accompagner aussi bien les chansons traditionnelles que modernes, a été présentée lors d’une soirée organisée par ALAGA RHYTHMS & SONGS PRODUCTION.
« J’ai créé cet instrument pour donner une identité propre à la musique togolaise. Avec ALAGA, une seule personne peut jouer et accompagner les danses AGBADJA, BLETEKE, AKPESSE, KAMOU, bref toutes les danses traditionnelles et modernes », a expliqué Aklama.
L’artiste a tenu le public en haleine tout au long de la soirée grâce à son innovation et ses propres compositions.
Accompagné sur scène par un pianiste, un bassiste et un trompettiste, il a démontré que les instruments traditionnels peuvent être au service d’une musique de qualité exportable.
« Si nous parvenons à avoir notre identité musicale, nous pouvons faire progresser notre culture et exporter facilement notre musique. Ailleurs, les gens ont créé le djembé, le balafon, la kora, etc. pour valoriser leur musique. J’ai donc créé le Percu-bat ALAGA, qui nous offre un rythme à partir duquel on peut jouer toute forme de musique », a-t-il ajouté.
Percu-bat ALAGA au service de l’identité musicale togolaise

Jouer simultanément plusieurs instruments pour produire un son acoustique, rythmé et agréable à l’oreille n’est pas chose aisée. Mais Aklama semble détenir un secret qui pourrait révolutionner la musique africaine.
« Ce sont des tambours, gongs et castagnettes fabriqués ici au Togo que j’ai assemblés. Mais pour jouer, c’est difficile et il faut vraiment mobiliser tous ses sens et avoir plusieurs têtes à la fois », a plaisanté l’artiste, soulignant combien la maîtrise de cet ensemble d’instruments nécessite une concentration rigoureuse.
Les acteurs des arts et de la culture sont unanimes sur l’importance de cette découverte pour le Togo et l’Afrique en général.
Invité à la soirée de présentation, Aziati Vigno, directeur de la promotion des arts et de la culture, très satisfait, recommande la mise en place d’un circuit de production pour valoriser ce produit aux niveaux national et international.
« Le plus grand problème en Afrique, et peut-être dans notre pays, c’est qu’il n’y a pas de rythme qui s’exporte. Dans d’autres pays, il existe un rythme que les artistes suivent et c’est cela qui donne du poids au rythme, permettant ainsi son exportation. Nous espérons donc que ce rythme sera utilisé par d’autres artistes sans aucune jalousie, car quand un service ou un produit est bon, on doit reconnaître qu’il est bon », a-t-il déclaré.
L’artiste compte sur ses collègues, les beatmakers et les autorités pour faire de son innovation un produit au service de la musique togolaise et africaine.
Aklama était également accompagné sur scène par Etsomawumé Koffi Ametefe, promoteur du Mouvement Vision Amour du Cinéma (MVAC), à travers son concept AFRIMYS (danse des masques).
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