
C’est une affaire qui agite les couloirs de l’Office Togolais des Recettes et embrase les réseaux sociaux. Le 22 mars dernier, le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité diffuse une émission sur les réseaux sociaux dans laquelle il évoque des présumés détournements de plusieurs centaines de millions au sein de l’Office togolais des recettes (OTR). Des sommes colossales qui auraient été placées auprès d’une compagnie d’assurance vie de la place. Parmi les noms cités, celui de Bileyo Donko, actuelle Directrice du Renseignement et de la Lutte Contre la Fraude de l’OTR.
L’onde de choc ne tarde pas à s’étendre au-delà des cercles habituels. Des forces de l’opposition s’en emparent, dénonçant ce qu’elles qualifient de « système structuré de pillage » et réclamant que toute la lumière soit faite sur des pratiques qui, si elles venaient à être confirmées, ébranleraient la crédibilité de l’appareil fiscal togolais.
Mais Bileyo Donko ne l’entend pas de cette oreille. Plutôt que de s’expliquer sur les plateaux ou dans les colonnes des journaux, l’inspectrice des douanes a opté pour un terrain plus formel : la justice. Par l’intermédiaire de son avocat, elle a saisi le tribunal de grande instance de Lomé, selon des informations rapportées par nos confrères de Togo Breaking News. La plainte vise Ferdinand Ayité ainsi que des personnes non identifiées, et articule plusieurs chefs : dénonciations calomnieuses, atteinte à l’honneur, diffusion de fausses nouvelles, violation de l’intimité et menaces.
Dans sa démarche, la mise en cause rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés et affirme être injustement exposée à la vindicte populaire dans un contexte numérique où la viralité amplifie considérablement la portée de toute révélation, fondée ou non.
En parallèle de cette action judiciaire, Bileyo Donko et son conseil ont engagé une démarche directe auprès de NSIA Assurances Vie, par voie de correspondance, afin d’obtenir un rétablissement des faits concernant les dépôts financiers qui lui seraient attribués. Une initiative qui illustre bien la double nature de l’enjeu : juridique d’un côté, réputationnel de l’autre.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice togolaise. Il reviendra aux juridictions compétentes de trancher entre la liberté d’investigation journalistique et les droits fondamentaux des personnes mises en cause, un équilibre délicat, au cœur de tout État de droit.
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