Togo : justice pour les femmes, le long chemin entre les textes et le terrain
Entre avancées législatives et réalités du terrain, le Togo réaffirme son engagement pour l'égalité

Elles sont venues témoigner, interpeller, mais aussi espérer. Ce lundi 9 mars 2026 à Lomé, des femmes du Grand Lomé se sont réunies à l’invitation du ministère en charge du Genre, pour une rencontre d’échanges placée sous le thème « L’accès à la justice pour toutes les femmes : enjeux, obstacles et perspectives ». Une rencontre de clôture des activités marquant la Journée internationale des droits de la femme 2026, qui a mis en lumière autant les progrès accomplis que les chantiers encore ouverts.
Les échanges ont révélé une réalité nuancée. Si des progrès ont été enregistrés, de nombreux freins subsistent dans des domaines aussi variés que l’accès à la justice, les droits matrimoniaux, l’éducation, la formation professionnelle, la propriété foncière ou encore la participation politique. Ces obstacles trouvent souvent leur source dans des lois discriminatoires, des violences et des pratiques néfastes ancrées dans certaines traditions.
Face à ce constat, les participants ont plaidé pour un système judiciaire plus efficace et plus accessible, ainsi que pour des protections juridiques renforcées. Ils ont appelé à des actions concrètes et déterminées pour lever les barrières qui entravent l’égalité entre femmes et hommes.
Un engagement national réaffirmé
Prenant la parole, la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de l’Action sociale, Martine Moni Sankaredja a rappelé l’urgence de renouveler l’engagement collectif en faveur des droits des femmes et des filles. Elle a relayé l’appel des Nations Unies à intensifier la lutte pour l’égalité et l’autonomisation des femmes à l’échelle mondiale.
Au Togo, cette ambition s’inscrit dans une vision nationale de développement inclusif. Plusieurs réformes d’envergure ont ainsi été conduites ces dernières années : révision du Code des personnes et de la famille, du Code pénal, du Code du travail et de la sécurité sociale, du Code foncier et domanial, et adoption d’une loi de protection des apprenants contre les violences sexuelles.
Des infrastructures au service des victimes
Sur le plan des infrastructures judiciaires et d’accompagnement, des tribunaux, commissariats, maisons de justice et centres d’écoute ont été créés afin de faciliter l’accès à la justice et de mieux prendre en charge les victimes de violences basées sur le genre. Des campagnes de sensibilisation et de formation ciblent par ailleurs aussi bien les femmes que les autorités religieuses et traditionnelles.
Ces efforts ont valu au Togo une reconnaissance sur les plans régional et international.
Mme Moni Sankaredja a conclu en soulignant que l’accès à la justice demeure un droit fondamental qui requiert l’engagement constant de tous les acteurs de la société.
« À travers cette rencontre, le ministère entend renforcer la mobilisation collective pour la protection des droits des femmes et des enfants, et œuvrer à une justice plus équitable et plus accessible pour toutes ».
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